Installer Ubuntu sur un ordinateur récent ou sur un ancien portable peut se révéler simple quand on sait comment forcer le démarrage sur le bon support et comment préparer le système en amont.
Plusieurs méthodes existent, adaptées à des usages domestiques, professionnels ou à des déploiements en masse, et chacune demande des réglages précis du BIOS/UEFI, du chargeur de démarrage ou du réseau.
Sommaire
Méthodes de démarrage
La méthode la plus répandue reste le démarrage depuis un support amovible, mais le réseau (PXE), l’installation depuis Windows et l’utilisation de fichiers ISO locaux sont également courantes. Chacune implique des étapes préparatoires différentes et des vérifications matérielles indispensables.
Démarrage depuis un support amovible
Créer un média bootable est souvent la première étape : téléchargez l’image ISO officielle, vérifiez sa somme de contrôle, puis écrivez-la sur une clé USB ou gravez-la sur un DVD à l’aide d’un outil fiable comme Etcher ou Rufus.
Avant de redémarrer, il est crucial d’entrer dans le BIOS/UEFI pour définir l’ordre de démarrage et désactiver, si nécessaire, le Secure Boot temporairement. Une fois le média inséré, sélectionnez le périphérique de démarrage via la touche appropriée au démarrage (souvent F2, F12 ou Échap).
Démarrage depuis le réseau (PXE)
Le PXE permet d’installer Ubuntu sur plusieurs machines sans supports physiques, très utile en salle serveur ou pour des parc informatiques. Il nécessite un serveur TFTP/DHCP configuré pour fournir l’image d’amorçage et les fichiers requis.
Sur les postes clients, activez l’option Network Boot dans le BIOS/UEFI et assurez-vous que le serveur est accessible et correctement configuré pour la version d’Ubuntu ciblée. Les déploiements bien préparés peuvent réduire le temps d’installation par station et centraliser les paramètres.
Installation depuis un autre système (Wubi et variantes)
Des méthodes comme Wubi ou l’installation via un fichier image permettent d’installer Ubuntu sans repartitionner immédiatement le disque, pratique pour tester sans risque. Wubi crée un fichier conteneur et modifie le chargeur de démarrage de Windows pour offrir un dual-boot.
Cette approche est adaptée aux utilisateurs qui veulent essayer Ubuntu rapidement, mais elle n’est pas idéale pour des performances maximales ou des usages en production. Pour un usage quotidien prolongé, une installation native sur partition dédiée reste recommandée.
Installation via un ISO local ou par internet
Il est aussi possible de booter directement sur une image ISO stockée sur le disque et référencée par GRUB, ou d’utiliser une installation réseau où les paquets sont téléchargés au cours du processus. Ces méthodes demandent une configuration de démarrage plus avancée.
Pensées pour des environnements spécifiques, elles évitent l’utilisation d’un média physique mais requièrent une bonne maîtrise du chargeur d’amorçage et parfois des scripts d’amorçage. Le risque principal reste une mauvaise configuration qui bloque le démarrage.

Préparations et vérifications avant d’installer
Avant toute manipulation, vérifiez la compatibilité matérielle, la capacité de stockage disponible et préparez une sauvegarde complète des données existantes. Certaines versions d’Ubuntu exigent des ressources minimales, tandis que d’autres s’adaptent à du matériel plus ancien.
Voici les points techniques à contrôler en priorité :
- Capacité disque : au moins 25 Go recommandés pour une utilisation confortable.
- Mémoire vive : 4 Go ou plus pour la version bureau moderne.
- Processeur : x86_64 compatible, 2 GHz recommandé pour de bonnes performances.
Effectuez une sauvegarde complète sur un disque externe ou un service cloud avant de modifier des partitions. La sauvegarde protège contre les erreurs humaines et les pannes imprévues lors du repartitionnement.
- Après avoir branché le stockage USB, vous pouvez partager des fichiers photo à tout moment pour une lecture…
- Transmission haute vitesse USB3.0 300 Mbps, prise en charge du disque dur série 3,5 pouces, sauvegarde des données…
- Portable sans et fonctionne comme un stockage NAS, avec un adaptateur d'alimentation standard 12 V 2 A prenant…
Choisir le type d’installation
Lorsque l’installateur démarre, il propose généralement plusieurs options : une installation normale, une installation minimale et l’effacement complet du disque. Choisissez en fonction de vos besoins et du rôle attendu de la machine.
- Installation normale : fournit un ensemble complet d’applications et d’outils prêts à l’emploi.
- Installation minimale : installe l’essentiel, réduisant l’empreinte disque et la maintenance.
- Effacer le disque : à réserver aux machines dédiées où l’on souhaite supprimer l’ancien système.
Configuration du chargeur de démarrage et dual boot
Si vous installez Ubuntu à côté d’un autre système, GRUB s’installera comme gestionnaire de démarrage et détectera les autres OS. Il est possible de personnaliser son entrée et l’ordre de démarrage depuis l’installateur ou après installation.
En cas de problème de démarrage, des outils comme Boot-Repair permettent de restaurer ou de réinstaller GRUB sans réinstaller tout le système. Manipulez ces outils avec précaution et sauvegardez vos données avant toute modification majeure.
Fait : dans un déploiement en entreprise, l’automatisation PXE combinée à des scripts d’installation peut réduire le temps moyen par machine de plusieurs heures à moins de 30 minutes.

Étude de cas : déploiement PXE en entreprise
Une petite société de 120 postes a choisi le déploiement via PXE pour migrer vers Ubuntu dans ses services non critiques. La mise en place du serveur et des images personnalisées a pris deux jours, puis le déploiement effectif s’est déroulé en deux vagues sur quatre heures chacune.
Le résultat a été une réduction du temps d’installation par poste de près de 80 %, une homogénéité des configurations et une maintenance facilitée grâce à des images de référence. Les équipes ont conservé un point de restauration et un plan de rollback en cas d’incident.
Tableaux récapitulatifs
| Méthode | Avantages | Contraintes |
|---|---|---|
| Support amovible (USB/DVD) | Simple, universel, pas besoin de réseau | Nécessite média physique, paramétrage BIOS/UEFI |
| PXE (réseau) | Déploiement centralisé, rapide à l’échelle | Configuration serveur requise, dépendance réseau |
| ISO local / Internet | Pas de média, flexible pour tests | Exige maîtrise du chargeur d’amorçage |
| Composant | Minimum | Recommandé |
|---|---|---|
| Mémoire vive | 2 Go | 4 Go+ |
| Stockage | 8 Go | 25 Go+ |
| Processeur | x86_64 1 GHz | 2 GHz dual-core |
Pratiques recommandées et dépannage
Avant d’effectuer une installation, documentez vos paramètres réseau, les versions d’Ubuntu testées et gardez à portée de main les utilitaires de récupération. Un plan de sauvegarde et un disque de secours peuvent sauver des heures en cas de complications.
Si l’installateur ne se lance pas, vérifiez la somme de contrôle de l’ISO, essayez un autre port USB ou créez à nouveau le média de démarrage. Pour les problèmes plus techniques, les journaux de démarrage et l’option « Try Ubuntu » permettent de diagnostiquer sans écrire sur le disque.
Points clés et perspectives
Choisir la bonne méthode dépend du contexte : une clé USB suffit pour un seul poste, le PXE est préférable pour des déploiements multiples, et l’installation native reste le meilleur choix pour la performance à long terme.
Avant de démarrer, effectuez une sauvegarde complète, vérifiez la compatibilité matérielle et préparez un plan de restauration. Ces gestes simples réduisent les risques et accélèrent la mise en production.
FAQ
Créez d’abord une clé USB bootable à partir de l’image ISO officielle et vérifiez la somme de contrôle. Entrez dans le BIOS/UEFI, définissez la clé USB comme premier périphérique de démarrage, désactivez temporairement Secure Boot si besoin, puis redémarrez et choisissez la clé via la touche de démarrage (F12, Échap, etc.).
Vérifiez la somme de contrôle de l’ISO, recréez le média avec un autre outil ou port USB, essayez un autre port USB ou un DVD. Activez/désactivez Legacy/UEFI selon le matériel, testez l’option Try Ubuntu pour consulter les journaux et utilisez Boot-Repair si le problème concerne le chargeur d’amorçage.
Le PXE nécessite un serveur DHCP/TFTP qui fournit l’image d’amorçage et les fichiers requis. On active le Network Boot dans le BIOS/UEFI des clients, le poste contacte le serveur pour télécharger le kernel et l’initrd, puis l’installation se poursuit. Le PXE est idéal pour déploiements automatisés avec images préconfigurées.
Sur la plupart des machines récentes, Ubuntu est compatible avec Secure Boot et s’installe sans le désactiver. Si l’installation échoue à cause de pilotes non signés, vous pouvez désactiver temporairement Secure Boot dans le BIOS/UEFI ou enregistrer une clé personnalisée. Toujours sauvegarder les données avant tout changement.






